Le code pénal français définit le terrorisme comme " une entreprise individuelle ou collective ayant pour but de troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur ". (article 421-1)
Un tel comportement, en apparence très commun, et que connaissent même les sociétés animales, est pourtant considéré comme un phénomène d’une étonnante modernité ; il est même parfois présenté comme l’un des derniers fléaux de l’humanité, qu’un progrès social inéluctable devrait permettre d’éradiquer.
De ces dernières années, notre société retiendra plusieurs chocs.
Celui du 11 septembre 2001, la guerre en Afghanistan qui s’ensuivit, et celle toujours d’actualité d’Irak. En France, l’année 2002 fut également une année particulièrement éprouvante à plus d’un titre. En effet, 2002 est une année d’élection présidentielle, ce qui d’emblée ne la rend pas anodine. Le gouvernement en place est un gouvernement de cohabitation et, suite à un référendum organisé à la demande du président de la République en 2001, le mandat du président va être ramené de sept ans à cinq ans pour, pense-t-on, éviter ces périodes de cohabitation qui rendent plus difficile, selon les politiques, le gouvernement de la France.
S’agissant de ces élections d’un nouveau genre, on retiendra également ce que l’on a désormais coutume d’appeler le choc du 21 avril 2002, qui a vu l’exclusion au premier tour d’un candidat démocrate au profit d’un candidat d’extrême droite et sa première conséquence inédite : la réélection du président de la République à plus de 80% des voix comme réponse aux tentations et aux dérives extrémistes.
Mais 2002, c’est aussi trois attentats particulièrement choquants contre les élus et notamment le président de la République lui-même.