Le droit des marques français repose sur l’appropriation, certes temporaire, d’un signe linguistique dont on veut contrôler l’utilisation. Ce droit privatif limite donc, nécessairement, la liberté d’expression d’autrui.
Les récentes affaires concernant le système d’affichage de liens commerciaux sur le moteur de recherche Google régénèrent la problématique et sont l’occasion de questionner non seulement le droit des marques, mais encore la valeur même des mots et des expressions sur Internet.